Depuis 2006, l’Association Culturelle Arménienne de Barcelone (ACAB), organise des événements autour de la commémoration du génocide arménien afin d’informer et de sensibiliser les communautés de Barcelone et de Catalogne sur la cause et la culture arménienne. Cette forte mobilisation a eu pour conséquence une première proposition de reconnaissance du génocide arménien par un député catalan du parlement espagnol, mais dont l’initiative a été bloqué suite aux pressions de l’ambassadeur turc.
Cette année, le jour de 24 avril, la conférence organisée par l’ACAB au sein de l’institution culturelle de l’Ateneo Barcelones de Barcelone en souvenir des victimes du génocide a rassemblé plus de 200 personnes.
De g.à dr.: Xevier Badia,Noritza Matossian, Gor Abgaryan, José Antonio Gurriaran et Francesc Espinet
Parmi les conférenciers on notait la présence de Xevier Badia, directeur du bureau pour la promotion de la paix et les droits de l’homme, du Dr. Francesc Espinet, professeur d’Histoire à l’Université de Barcelone et de José Antonio Gurriaran, écrivain,-journaliste invité pour parler de la cause arménienne et présenter son deuxième livre sur ce thème intitulé « Arméniens, le Génocide oublié ».
José Antonio Gurriaran
Au cours de la cérémonie, José Antonio Gurriaran, militant et fervent défenseur des Droits de l’Homme, a appelé à la reconnaissance du génocide arménien et a déploré, une fois de plus, les pressions du gouvernement turc ainsi que la collaboration israélienne et celle des Etats-Unis pour passer sous silence le premier holocauste du XXe siècle.
Dans son premier livre, intitulé « la Bombe », il raconte son expérience dramatique de 1980 lorsqu’il fut victime, par pur hasard d’une bombe posée par l’ASALA dans une cabine téléphonique de Madrid. Depuis, poursuivant son instinct de journaliste et pour comprendre les raisons de ce geste, José Antonio Gurriaran a suivi les traces des auteurs de l’attentat ainsi que celles des survivants du génocide arménien.
Grâce à ce célèbre journaliste, le public et les médias espagnols sont mieux informés et sensibilisés à l’histoire et à la culture arménienne.
La sortie du livre de José Antonio Gurriaran a été un franc succès, générant un intérêt général sur la question arménienne dans toute l’Espagne, comme l’atteste un article dans le journal populaire «El Pais». Grâce à l’activisme de l’ACAB le magazine d’histoire « Sapiens » a dédié sa page de couverture au génocide arménien, nommé «Le premier génocide»,
Gor Abgaryan, président de l’ACAB a déclaré : « Après quatre ans d’activité à Barcelone, je remarque un nombre grandissant de personnes intéressées à la question arménienne et à l’Arménie. Maintenant, il y a plus de livres en espagnols écrits sur l’histoire arménienne, plus d’articles publiés dans les medias et aussi une forte augmentation de demande de visa touristique pour l’Arménie. Les Espagnols s’intéressent beaucoup à la culture arménienne, c’est pour cette raison que nous devons travailler d’arrache-pied pour satisfaire ce public, par exemple en publiant plus d’articles sur l’Arménie, via notre site web ».
L’UGAB soutient les projets de l’ACAB, dont la création et le développement d’une école de langue arménienne du Samedi à Barcelone. Les membres de l’ACAB participent activement aux activités des jeunes professionnels de l’UGAB.
Photographe : Ferran De la Roza











